4
-
mai

“Dix-huit bonnes raisons de DETESTER son ENTREPRISE”

Un nouveau livre d’Hubert Landier

 

 

Chacun aura compris, bien entendu, qu’il ne s’agit là que des principales… Des centaines d’entretiens, à l’occasion de diagnostics de crise et d’audits de climat social, m’ont permis de recueillir les confidences des salariés sur la façon dont ils perçoivent l’entreprise où ils exercent leur activité professionnelle. Et la façon qu’ils ont de la percevoir n’a rien à voir avec celle que, le plus souvent, en ont les dirigeants que je rencontre par ailleurs.

 

Il y a véritablement l’entreprise “vue d’en haut” et l’entreprise “vue d’en bas” ; c’est celle-ci que j’ai cherché à décrire, pour le meilleur et pour le pire. Bien entendu, je me suis surtout concentré sur le pire, et donc sur toutes les raisons qui donnent envie au salarié de détester leur entreprise. Qui leur donnent envie, selon les cas, de râler, de protester ou de baisser les bras. Ceci pour en arriver à quoi ?

 

Que la qualité du management n’est pas d’abord une affaire de théories telles qu’on les apprend dans les écoles de management, mais une question de bon sens, et aussi une question de comportement personnel, venant des managers. Un bon manager, c’est d’abord celui qui sait dire “bonjour” et “merci”. J’ai pu me rendre compte que c’était loin d’être toujours le cas dans les entreprises qui m’ont ouvert leurs portes afin d’essayer de les aider à comprendre pourquoi le climat social y était maussade.

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11
-
avr

Election présidentielle : ce que ne diront pas les candidats

Les sondages laissent apparaître une certaine lassitude des Français devant les promesses des candidats à la présidence de la République. Nombre d’entre eux affirment ne pas être dupes et s’attendent à ce que ces promesses ne soient pas tenues. En même temps, les hommes politiques en général suscitent un sentiment de méfiance. Les personnes interrogées les considèrent comme étant éloignées des préoccupations des Français et comme étant animées par des préoccupations qui ne coïncident pas avec la défense de l’intérêt général.

 

 

De fait, de discours en discours, les principaux candidats alignent des promesses dont le caractère électoraliste n’est que trop visible. Il ne s’agit pas de présenter, face à la situation économique, un plan à long terme mais de séduire les différentes catégories d’électeurs par des mesures dont chacun peine ensuite à expliquer comment elles seront financées. Tout se passe comme si la croissance était là, et donc le surplus économique dont il s’agirait seulement d’assurer une distribution optimale.

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14
-
mar

Vers le nauffrage ? Ce qui nous attend si nous ne faisons rien

“Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles”, affirmait Paul Valéry. L’histoire du monde regorge ainsi de civilisations qui furent brillantes, qui se crurent immortelles et qui ont plus ou moins rapidement disparu, laissant place aux ténèbres et à quelques simples traces sur lesquelles se penchent les historiens et les archéologues. Citons : l’empire maya, l’empire aztèque, Babylone, les Song du Sud, l’empire romain. Les exemples secondaires pourraient être multipliés.

 

 

Il est intéressant de se pencher sur les causes de tels effondrements. Parmi elles, il en est une qui domine : l’incapacité à assurer davantage la « facture entropique » et à se procurer l’énergie nécessaire au fonctionnement d’une société devenue toujours plus complexe, combinée souvent avec une agression venue de l’extérieur. Ainsi de la baisse du rendement des sols cultivés dans le bas empire romain, combinée avec les invasions barbares qu’il n’était plus possible de contenir, faute de pouvoir entretenir des légions en nombre suffisant.

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